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1920
L'Assemblée nationale vote à une large majorité une loi interdisant la contraception et l’avortement, puni de 10 ans de prison et d’une forte amende. La publicité pour la contraception est passible de 6 mois de prison. La loi interdit également la formation à la contraception dans les études médicales. En 1942, le gouvernement de Vichy fait de l’avortement un « crime contre l’État » passible de la peine de mort.

1925
Alors que les femmes n'ont pas le droit de vote ni celui d'être élue, le parti communiste propose des noms de femmes en position d'éligibilité sur les listes aux élections municipales de 1925. Une dizaine de femmes parviendra à être élue conseillère municipale, en banlieue parisienne, à Douarnenez, Bezons et Saint-Pierre-des-Corps.

1934
Le Comité mondial des femmes contre la guerre et le fascisme (CFM), parfois appelé Rassemblement mondial des femmes, est fondé à Paris en 1934. Gabrielle Duchêne en est la présidente et Bernadette Cattanéo la secrétaire générale. Le Comité est en quelque sorte le pendant féminin du Mouvement Amsterdam-Pleyel (ou Mouvement de lutte contre la guerre et le fascisme) présidé par Romain Rolland et Henri Barbusse mais il est une entité indépendante qui propose des réponses spécifiquement féminines au fascisme et à la guerre.

1936
Les femmes participent massivement aux grèves du printemps. Martha Desrumeaux, militante du PCF et de la CGT, est présente dans la délégation qui se rend à Matignon signer les accords.

L'Union des jeunes filles de France est fondée le 26 décembre 1936 en présence de 600 déléguées. Danielle Casanova en est sa première présidente, entourée de Claudine Chomat, Jeannette Vermeersch et Marie-Claude Vaillant-Couturier. La création de cette organisation résulte du ressentiment de jeunes militantes communistes, qui disposaient de peu de responsabilités au sein du Mouvement jeunes communistes de France, alors mixte. 

1944
Les femmes françaises obtiennent le droit de vote. Elle voteront pour la première fois aux élections municipales du 29 avril 1945, tandis que les premières femmes députées (au nombre de 33, dont 17 communistes) feront leur entrée à l'Assemblée nationale en octobre 1945.

Création de l'Union des Femmes Françaises, organisation de femmes liée au parti communiste et issue de la Résistance.

1949
Simone de Beauvoir publie Le Deuxième sexe.

1956
Création de « la Maternité heureuse », mouvement de femmes en faveur du contrôle des naissances, qui deviendra le Mouvement français pour le planning familial (MFPF) en 1960. Le planning familial a pour objectif l’éducation sexuelle, la lutte pour le droit à la contraception et à l’avortement.

1965
La loi modifie le régime légal du mariage du couple se mariant sans contrat : les femmes peuvent gérer leurs biens propres et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

1967
La loi Neuwirth autorise la contraception dès l'âge de 18 ans. Si elle est désormais autorisée, elle n’est pas remboursée par la Sécurité sociale et sa publicité reste interdite. La loi est promulguée le 28 décembre 1967, mais son application est lente, les décrets d’application ne paraissant qu'entre 1969 et 1972.

1970
Le 26 août 1970, dix femmes déposent une gerbe sous l’Arc de Triomphe, à Paris. Sur leurs banderoles un slogan : « Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ». Vite arrêtées par la police, de leur manifestation nait le Mouvement de libération des femmes (MLF). Soutenu par Antoinette Fouque, Simone de Beauvoir ou Christine Delphy, le MLF utilisera ces tribunes pour agir contre les violences faites aux femmes et pour obtenir le droit à l’avortement.

1971
Le Nouvel Observateur publie un manifeste signé par 343 femmes, parmi lesquelles de nombreuses personnalités, qui demandent la liberté de l'avortement.

En juillet de cette même année, l'association Choisir la cause des femmes est créée autour de Simone de Beauvoir et de Gisèle Halimi, pour obtenir l'abrogation de la loi de 1920 qui fait de l’avortement un crime.

1972
Le procès de Bobigny est un tournant dans la légalisation de l’avortement : une jeune fille de 16 ans, enceinte à la suite d'un viol, est dénoncée par son violeur pour avoir avorté. Elle comparait devant le tribunal de Bobigny. Son avocate Gisèle Halimi fait de ce procès une tribune pour le droit à l’avortement et pour la cause des femmes.

La loi du 22 décembre 1972 inscrit dans le Code civil le principe de l’égale rémunération des femmes et des hommes. La loi précise désormais que « tout employeur est tenu d’assurer, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes ». 

1973
Création du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC), qui rassemble des organisations féministes et des organisations politiques et revendique la pratique de deux actes illégaux : des avortements par la méthode Karman et des départs collectifs pour avorter à l’étranger.

1974
Tout juste élu président de la République, Valéry Giscard d’Estaing crée par décret le secrétariat d’état à la condition féminine. Il y nomme Françoise Giroud, célèbre journaliste, fondatrice de l’Express. En poste, elle lance « 101 mesures » pour les femmes. Ces mesures visent à renforcer les droits des femmes et concernent principalement l’autonomie des veuves, des divorcées et des mères célibataires.

1975
Par 277 voix contre 192, l’Assemblée nationale adopte la loi Veil légalisant l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Cette loi, votée pour 5 ans, laisse toutefois la liberté aux médecins de refuser de pratiquer une IVG. L’avortement n’est pas non plus remboursé par la Sécurité sociale. Si c’est une avancée importante pour le droit des femmes, cette loi est adoptée dans la douleur.

En juillet 1975, le divorce par consentement mutuel est autorisé.

1977
L'ONU entérine la date du 8 mars comme journée internationale des droits des femmes. En réalité, celle-ci existe déjà depuis plus de 70 ans : en 1910, à Copenhague, l’Internationale socialiste instaure une Journée de la femme, sur proposition de Clara Zetkin. Le 8 mars 1917, à Saint Pétersbourg, une manifestation de femmes ouvrières réclame « du pain et la paix ». Quatre jours plus tard le tsar abdique et le gouvernement provisoire accorde le droit de vote aux femmes. En 1921, Lénine fixe la Journée internationale de la femme au 8 mars. En France, il faut attendre le 20 janvier 1982, pour que la Journée soit officialisée sur proposition de la ministre Yvette Roudy.

1979
La loi sur l’IVG du 31 décembre 1979 rend définitives les dispositions de loi de 1975 et supprime notamment certaines entraves à la réalisation de l’IVG. Le texte est voté par 271 députés contre 201, grâce aux voix de la gauche. Le médecin a toujours le droit de refuser de pratiquer une IVG pour motif de conscience.

1980
La loi relative à la répression du viol et de certains attentats aux mœurs donne une définition précise du viol et le reconnaît comme un crime : « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol. » Depuis 1810 le viol était reconnu comme un crime, mais le « devoir conjugal » excluait de fait le viol entre époux.

1981
Yvette Roudy, ministre des Droits de la femme, annonce une campagne nationale d’information sur la contraception et la publication de 3 décrets : remboursement à 75 % de l’interruption volontaire de grossesse, abaissement du délai de résidence exigé pour les étrangères, création d’un centre d’IVG dans tous les établissements publics.

1982
Le 8 mars 1982 est officiellement déclaré première Journée nationale des femmes en France. François Mitterrand, président de la République, annonce plusieurs mesures, notamment le remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale dès septembre 1982, l’instauration d’un quota de 30 % de femmes aux élections municipales et régionales, la mise au point d’un système de récupération des pensions alimentaires, d’un projet de loi anti-sexiste, d’un projet de loi sur l’égalité de sexe devant l’emploi, d’un statut de co-exploitante pour les femmes, la suppression de la notion de « chef de famille ».

1983
La loi Roudy établit l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Yvette Roudy est nommée en 1981 ministre des Droits de la femme par le président François Mitterrand. 

1991
Membre du Parti socialiste, Édith Cresson devient, le 15 mai 1991, la première femme Première ministre sous la présidence de François Mitterrand.

1993
Promulgation de la loi portant diverses mesures d’ordre social, qui crée notamment un délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse et supprime la pénalisation de l’auto-avortement. Il est désormais interdit d’exercer une quelconque pression sur le personnel médical qui pratiquent les avortements ou sur les femmes venues avorter.

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