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Cette rubrique propose quelques titres de films conservés par d'autres institutions et qui envisagent les luttes des femmes sous un autre jour. Il y est notamment question de la lutte pour la liberté de la contraception et de l'avortement, thématiques absentes de la filmographie conservée par Ciné-Archives. On y trouve aussi des films emblématiques de la représentation par le cinéma militant des femmes dans les luttes ouvrières.

Documentaires

La reprise du travail aux usines Wonder
Réalisation : Jacques WillemontPierre BonneauLiane Estiez, 1968
Devant la porte de l'usine, ce plan-séquence montre la réaction d'une jeune ouvrière au moment de la reprise du travail après la grève de mai 68. Seule femme (et seule OS) au milieu d'un groupe d'hommes, elle crie sa détresse, tandis que les hommes qui l'entourent s'emploient à tour de rôle à la raisonner. La description qu'elle fait de son poste montre bien la violence des conditions de travail de la main d'oeuvre féminine non qualifiée dans les usines. La scène met aussi en lumière les mécanismes de la domination de classe et de genre : au cri de colère de la jeune femme est opposé un discours rodé d'hommes qui la dominent dans la hiérarchie de l'usine. Par sa description de la reprise du travail vécue par cette jeune femme comme une trahison et un déchirement, ce film apporte un singulier contraste avec les mises en scènes victorieuses d'un film comme Grandin, les raisons d'une victoire.

Classe de lutte
Réalisation collective (groupes Medvekine), 1968.
Ce deuxième film du groupe Medvedkine de Besançon met en valeur le personnage de Suzanne, que l'on n'avait fait qu'apercevoir dans A bientôt j'espère : elle y occupait une place en arrière-plan, avant tout comme épouse d'un militant. On la retrouve quelques mois plus tard, résolument engagée dans la lutte syndicale : elle prend la parole en public pour la première fois et réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat. Ce film est le beau récit d'un apprentissage militant et d'une émancipation par la lutte, qui permet de briser les barrières et d'ouvrir la possibilité de nouveaux imaginaires de soi.

Y’a qu’à pas baiser
Réalisation : Carole Roussopoulos, 1973
Le film entremêle les images d'un avortement clandestin et des images de la première manifestation de femmes en faveur de l’avortement et de la contraception qui a lieu à Paris le 20 novembre 1971.

Histoires d’A
Réalisation : Charles Belmont et Marielle Issartel, 1974
A... pour Avortement. Réalisé à l’initiative du Groupe Information Santé, grâce à un petit apport financier du Planning Familial, Histoires d’A aborde l’avortement et ses corollaires de manière frontale et didactique, en montrant une IVG pratiquée selon la nouvelle méthode Karman (promue par les militantes et militants pour sa simplicité, sa rapidité et sa sûreté, ainsi que la relative absence de douleur par rapport aux méthodes habituelles). Le film est tourné en 1973, deux ans avant la loi Veil, dans un contexte de criminalisation de l’avortement et de nombreux décès de femmes dans des avortements clandestins réalisés avec des méthodes qui mettaient en péril la vie des femmes.

C’est pas si simple
Réalisation : les femmes du MLAC de Gennevilliers et du centre IVG de l’hôpital Louis-Mourier de Colombes, super 8 couleur, 1977-1979
Ce film collectif réalisé en amateur dénonce les difficultés d'accès à l'avortement même après sa légalisation.

Le jour où j’ai découvert que Jane Fonda était brune
Réalisation : Anna Salzberg, 2022
"J’interroge ma mère sur son passé féministe, et pourquoi elle a fait un enfant toute seule. Elle ne me répond pas, alors je trouve des réponses ailleurs, dans des archives, auprès d’un choeur de femmes et dans des gestes de cinéma que je fais. Je veux percer le mystère de ma mère, je découvre le mouvement des femmes des années 1970, un cinéma militant féministe, et la femme cinéaste que je suis change. Ainsi, le mode de fabrication de mon film rejoint celui des militantes que je rencontre et témoigne de la transmission d’une mémoire des luttes féministes par la pratique cinématographique collective."

Au fond à gauche, le centre IVG
Réalisation : Synaps Collectif audiovisuel, les femmes du MLAC de Gennevilliers, 2025
Ce film de 21 minutes, en super 8 couleur, a été monté à partir d’images filmées par les femmes du MLAC de Gennevilliers au centre IVG Louis- Mourier de Colombes dans le cadre du film C’est pas si simple. La bande son est issue d’un enregistrement sonore réalisé en octobre 2024 avec les personnes présentes dans les images d’époque. 50 ans après, elles nous racontent ce lieu emblématique pour lequel elles ont lutté : un des premiers centres IVG ouvert en France après le vote de la loi Veil en 1975.

Il suffit d’écouter les femmes
Réalisation : Sonia Gonzalez, 2024
Avant sa légalisation en 1975, des milliers de Françaises subissaient chaque année des avortements clandestins. Elles étaient ados, étudiantes ou, pour la plupart, déjà mères de famille. Une dizaine d’entre elles témoigne avec force dans ce documentaire réalisé à partir d'un appel à témoignages lancé par l'Ina, qui a permis de rassembler des centaines d'heures d'entretiens.

Fictions

L’une chante, l’autre pas
Réalisation : Agnès Varda, 1977
Une chronique de quinze ans de lutte pour le droit à l’avortement.

Une affaire de femmes
Réalisation : Claude Chabrol, 1988
L'histoire de Marie-Louise Giraud, condamnée à mort en 1943 pour avoir pratiqué des avortements. 

Annie colère
Réalisation : Blandine Lenoir, 2022.
Février 1974. Enceinte accidentellement, Annie, ouvrière et mère de deux enfants, rencontre le MLAC – Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception, qui pratique les avortements illégaux aux yeux de tous. Accueillie par ce mouvement unique, fondé sur l’aide concrète aux femmes et le partage des savoirs, elle va trouver dans la bataille pour l’adoption de la loi sur l’avortement un nouveau sens à sa vie.

L’événement
Réalisation : Audrey Diwan, 2021.
Adaptation du livre d'Annie Ernaux, L'événement, racontant son avortement clandestin au début des années 1960

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