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Catalogue
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LUTTES OUVRIÈRES

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Improprement daté de 1939 jusqu’à sa numérisation en 2025, ce document relate en fait la mobilisation contre la fermeture de la SNECMA après-guerre, à rapprocher du film Fermeture de la SNECMA 1951.

Ce document montre le lock-out de l'usine SNECMA (Société Nationale d'Étude et de Construction de Moteurs d'Aviation) à Argenteuil, occupée par les forces de l'ordre et surmontée d’une pancarte Terrain militaire. Le contexte de guerre froide est très présent.
Malgré la date de 1951 indiquée dans le titre de l’autre film, certains articles parlent plutôt d’avril 1950, d’autres de 1948 ou de 1950. L’article de Nicole Chouat-Hugonnet “Le Comité d’entreprise de la SNECMA sous la IVe République ou l’hégémonie communiste à l’épreuve” inciterait à dater le document plutôt de 1949, de même que des images de presse de l’époque datées du 22 août 1949. C’est donc cette dernière date qui a été retenue.

L’hôtel de ville d’Argenteuil arbore l’inscription “La Constitution de la République française stipule : La République française…. n’entreprendra aucune guerre en vue de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple”. Cette référence au préambule de la Constitution de 1946 pourrait laisser penser à la mobilisation anticoloniale contre la guerre d’Indochine.

Le 29 mai 1945, par ordonnance gouvernementale, la Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (SNECMA) est créée à partir de la nationalisation de plusieurs entreprises aéronautiques, dont certaines ont collaboré avec l’occupant, notamment Gnome & Rhône. La SNECMA poursuit la production de moteurs à pistons hérités de Gnome & Rhône, mais elle rencontre des difficultés financières et d’organisation de sa production, et certains sites sont jugés insuffisamment rentables, comme celui d’Argenteuil et celui d’Arnage. De plus, dans un contexte de guerre froide, l’État français redoute la concentration de sites aéronautiques aux portes de Paris (a fortiori dans des bastions communistes) et choisit de fermer l’usine d’Argenteuil et de décentraliser la production militaire vers d’autres sites.
Ce document rend compte de l’intense mobilisation de la population d’Argenteuil et du soutien de la municipalité communiste dirigée par Victor Dupouy, qui met à disposition des manifestants le parvis de la mairie : un homme non identifié, probablement délégué syndical CGT à la Snecma, y prend la parole devant une foule immense d’hommes et de femmes.

Les ouvriers, dont beaucoup poussent leur vélo, défilent dans les rues du centre ville, devant les boutiques des commerçants.

Parmi les inscriptions : “Le gouvernement veut fermer cette usine - Nous voulons travailler”, “Tous unis, nous lutterons contre les licenciements - Nous ne voulons pas être chômeurs”.

Lieux de consultation : Ciné-Archives, CNC

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