COLONIES DE VACANCES DE MONTREUIL : PARC DE MONTREAU
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- Réalisateur.ice.sAlbert MOURLAN
- Année(s)1936 précisément
- Lieu(x)Montreuil (93)
- Durée00:19:00
- ColorationNoir & Blanc
- FormatFilm 35 mm
- SonMuet
- CollectionAlbert MOURLAN
Une journée type pour les enfants de Montreuil qui participent au camp de vacances installé dans le parc Montreau, dans les hauteurs de la ville. On y voit les jeux divers, l’importance accordée à l’hygiène et l’exercice physique, et l’effort investi par la municipalité communiste en termes d’infrastructures (autobus spécial, réfectoire de plein air, dispensaire pour soigner les enfants et prévenir les maladies notamment pulmonaires).
La dernière séquence du film montre une journée de fête, soit un 14 juillet soit le dernier jour des vacances : les enfants, le personnel qui les encadre et les élus locaux sont tous rassemblés sous le barnum décoré. Après le repas, les élus (Jacques Duclos, député, Daniel Renoult, premier adjoint et conseiller général de la Seine, Fernand Soupé, maire) prononcent des discours, avant de laisser la place à un spectacle de clown.
Comme tous les films municipaux de cette période, il montre les réalisations en actes des équipes communistes arrivées au pouvoir un peu partout dans le pays et particulièrement en banlieue lors des élections municipales de 1935, en mettant les efforts en faveur de l’enfance au centre de la démonstration.
Ce film est l’un des nombreux films de commande réalisés par Albert Mourlan, cinéaste originaire de Montfermeil qui réalisa des dizaines de films dans l’entre-deux-guerre pour des commanditaires variés, dont plusieurs municipalités communistes. Ce film comporte de très beaux plans pris dans le parc, avec des jeux de lumière, et offre aussi quelques vues de la ville de Montreuil au moment du Front Populaire depuis les hauteurs de la ville. Il est possible que l’endroit dans lequel les enfants jouent dans la deuxième moitié du film soit l’emplacement du futur parc des Beaumonts sur une ancienne carrière de gypse.
On y voit également à plusieurs reprises le bâtiment qui deviendra quelques années plus tard sous la houlette de Jacques Duclos le Musée d’Histoire Vivante, premier musée dédié à l’histoire ouvrière.
Lieux de consultation : Ciné-Archives, CNC














