COLONIE DE VACANCES - LA LUZIERE
En savoir plus
- Réalisateur.ice.sAlbert MOURLAN
- Année(s)1935 précisément
- Lieu(x)La Ferté-Saint-Aubin (45), Bezons (95)
- Durée00:05:00
- ColorationNoir & Blanc
- FormatFilm 35 mm
- SonMuet
- CollectionAlbert MOURLAN
Ce film porte le nom de la colonie de vacances de la ville de Bezons, qui envoyait chaque année les enfants en colonies de vacances dans le Loiret, à la Ferté Saint-Aubin, au château de la Luzière. Malgré les images inaugurales qui ressemblent à la classique introduction du film de colonies de vacances avec le départ des enfants en autobus, le film ne montre pas la colonie et n’est tourné que sur le territoire de Bezons. On peut dès lors penser qu’il s’agit d’une fête de soutien destinée à financer l’envoi des enfants en vacances. Le film est par ailleurs incomplet : seule une des deux bobines qui le composaient a pu être sauvegardée, d’où peut-être l’impression que le film montre deux événements distincts : un départ en colonie de vacances, puis une fête de la jeunesse.
On y voit un défilé dans les rues de la ville avec les organisations d’encadrement de la jeunesse (FSGT probablement avec une référence au sport rouge, puis le centre municipal de culture physique et le patronage municipal de Bezons).
La tonalité de la manifestation est très politique : les enfants défilent en uniforme, en rangs avec des drapeaux rouges, et certains portent une banderole “A bas le sport soi-disant neutre, fourrier de guerre et de fascisme. Vive le sport rouge !”. Tout le monde se rend ensuite à une fête de plein air dont l’entrée est ornée du portrait de Lénine et de l’inscription “Pour la joie, pour l’action, soyons prêts”.
La journée se termine par un pique-nique, un concert et des spectacles donnés par les enfants (danse, farandole, moto acrobatique)
Bezons, et notamment son parc Sacco et Vanzetti, a traditionnellement accueilli de nombreuses manifestations. La presse communiste de l’époque évoque plusieurs de ces fêtes, sans que l’on arrive à savoir laquelle ce film montre : l’hypothèse la plus plausible est celle de la grande fête de l’enfance ouvrière le 3 juin 1934, mais on trouve également des références à la grande fête du Bloc Ouvrier et Paysan et de la municipalité de Bezons, avec jeux, pique-nique, théâtre ouvrier et discours le 24 juin 1934, ou la grande fête champêtre du journal Regards en juin 1935.
Lieux de consultation : Ciné-Archives, CNC














