C.E.S. PAILLERON
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- Année(s)1973 précisément
- Lieu(x)Paris (75)
- ColorationCouleur
- FormatFilm 16 mm
- SonMuet
Images des dégâts causés par l’incendie du CES Pailleron à Paris en 1973, dans le 19e arrondissement.
Le 6 février 1973, à 19 h 40, un incendie se déclare dans le collège, qui fait vingt morts : seize enfants et quatre adultes. L'incendie est provoqué par deux élèves qui mettent le feu à une poubelle, sans savoir que des personnes se trouvent exceptionnellement dans le bâtiment à ce moment là.
Le feu se propage à une vitesse extrême, du fait notamment de l’inflammabilité d’une partie des revêtements qui le composent, ainsi que de son architecture : les nombreux vides entre les caissons métalliques créent des appels d’air qui permettent aux flammes de se propager entre les étages, tandis que les issues de secours manquent. Le bâtiment avait été construit quelques années plus tôt seulement, selon des standards de sécurité au rabais pour tenir les coûts et les délais.
L’incendie poussera l’Etat à modifier les règles de construction des bâtiments scolaires, à mettre en place des exercices d’alerte incendie. Des dizaines d’établissements “type Pailleron” ont depuis lors été détruits ou réhabilités.
L’Etat cherchera d’abord à se dédouaner de toute responsabilité en incriminant seulement les deux jeunes auteurs de l’incendie. En 1985, le Conseil d’Etat statue toutefois “que l'exécution même de la construction, l'État ayant la qualité de maître d'ouvrage délégué en vertu d'une convention en date du 26 mars 1969 passée entre la ville de Paris et l'État en application du décret susvisé du 27 novembre 1962, a été déficiente ; que ces circonstances, qui résultent de négligences et d'imprudences graves des services administratifs responsables, sont constitutives de fautes ; que les défauts qui ont par suite entaché la construction du bâtiment ont facilité la propagation et le développement anormalement rapides de l'incendie et ont rendu impossible notamment l'évacuation en temps utile de la plupart des victimes ; que les fautes relevées doivent dès lors être regardées comme ayant directement concouru au préjudice et sont de nature à engager la responsabilité de l'État. »
Lieu de consultation : Ciné-Archives














