MEETING DE LA PASIONARIA À TOULOUSE
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- Sous-titreVERSION COURTE DE "MEETING À TOULOUSE EN PRÉSENCE DE DOLORES IBARRURI"
- Réalisateur.ice.sANONYME
- Année(s)1947 précisément
- Lieu(x)Toulouse (31)
- Durée00:07:00
- ColorationNoir & Blanc
- FormatFilm 35 mm
- SonMuet
Document retraçant le meeting de Dolorès Ibarurri à Toulouse, au Parc de Sports, le dimanche 20 juillet 1947. Ce document muet montre la foule - importante - des militants communistes espagnols et de leur famille se restaurant et se distrayant (danses et chants) avant le meeting de la Pasionaria, la file ininterrompue des bus se rendant au meeting, la manifestation précédant le rassemblement antifranquiste (bannières, drapeaux et pancartes des J.S.U, du Parti communiste de Catalogne, des communistes espagnols du Lot-et-Garonne qui « Saluent leur guide, leur chef »...).
Lors du meeting la dirigeante espagnole est couverte de fleurs... Le meeting de la Pasionaria à Toulouse donne un aperçu du plus vaste rassemblement républicain et antifranquiste de l'après-guerre en France. La presse communiste estima la foule des spectateurs à 60 000 personnes. Ce document témoigne également de la popularité de la Pasionaria.
L’Humanité du 22 juillet et La France Nouvelle du 26 juillet relatent l’événement et citent le discours de la Pasionaria, qui montre qu’à cette période, l’espoir que la dictature s’achève et que les exilés puissent rentrer en Espagne est encore fort. Les extraits cités par ces deux titres de presse insistent sur le nouveau contexte de guerre froide et l’ouverture de l’Espagne aux capitaux Etats-Uniens.
“La grève de Bilbao n’est pas un fait sporadique ; elle est un signe très important du mouvement qui pousse l’Espagne vers sa libération. Devant cet élan du peuple, devant cet élan intérieur de l’Espagne, nous n’adopterons pas une attitude passive ou fataliste. (…)
Je ne veux pas faire de prophéties, mais je peux vous annoncer que la ruine du franquisme est proche. C’est à nous d’accélérer cette chute en unissant nos efforts (…) Il est vrai que l’exil pèse et que l’émigration ébranle les esprits. Mais nous retournerons en Espagne, camarades et amis, et nous retournerons dans une Espagne libérée ! Nous retournerons ! Et avec l’expérience acquise dans la lutte et la douleur, nous relèverons l’Espagne de la ruine. (…) Nous ferons cette Espagne à laquelle nous rêvons et pour laquelle tombèrent nos maris et nos fils dans les journées d’héroïsme et de sang de nore guerre libératrice. Pour l’Espagne et pour la démocratie, camarades et amis, vive la République !”
Lieu : Toulouse
Personnalités : Dolorès Ibarurri, Vicente Uribe, Antonio Mye, général Lister, Jacques Grésa (député de la Haute-Garonne), Sibillaud (membre du CC du P.C.F.), Gilbert Germs (secrétaire fédéral), Claudin, Modesto, Alvarez, Véga (membres du CC du P.C.E)...
Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives françaises du film, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Forum des images.














