MAGAZINE POPULAIRE N°1
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- Réalisateur.ice.sANONYME
- Année(s)1938 précisément
- Durée00:34:00
- ColorationNoir & Blanc
- FormatFilm 35 mm
- SonSonore
- CollectionLA MARSEILLAISE
Eté 1938. Du rassemblement du 14 juillet à la Fête de l'Humanité, l'actualité politique et sociale, sportive et culturelle, de la France du Front populaire, selon le Parti Communiste, déclinée en neuf sujets courts.
1. "La foule parisienne fête le 14 juillet".
Ce 14 juillet 1938, les Parisiens célèbrent aussi bien la Fête Nationale que leur fidélité au serment fait le 14 juillet 1935 de rester unis contre le fascisme. Défilent des membres éminents du PCF et de la CGT : Maurice Thorez, Marcel Cachin, Jean-Pierre Timbaud, Benoît Frachon, Louis Aragon... La guerre d'Espagne est très présente, notamment par l'importance accordée aux anciens volontaires internationaux de retour du front.
2. "Le 32ème tour de France."
Au-delà de son prétexte sportif, ce sujet met en valeur la présence de l'Humanité sur le tour de France. La guerre d'Espagne est à nouveau évoquée, puisque la caravane s'arrête dans une colonie de petits réfugiés espagnols.
3. "Grenoble. Maurice Thorez échappe à un attentat."
Le commentaire dénonce une tentative d'assassinat qui vient de viser Maurice Thorez, et accuse implicitement l'extrême droite.
4. "Les paysans de la France au travail."
Ce reportage relaie une revendication du monde paysan : la création d'une caisse de secours contre les calamités agricoles.
5. "Paris. Réunis en congrès les vieux travailleurs réclament leur retraite." Les vieux travailleurs réunis à la Maison des Métallurgistes rue d'Angoulême (actuelle rue Jean-Pierre Timbaud) exigent une loi sur la retraite. Interventions à la tribune de Charles Besse, de Léon Bru et de Jacques Duclos.
6. "Paris. Les congés payés."
Après des images de départ en vacances, en train ou en tandem, évocation des congés payés au bord de la mer, à Préfailles.
7. "Clamecy. L'hommage au grand écrivain Romain Rolland."
La ville natale de l'écrivain inaugure un stade Romain-Rolland, en sa présence et en présence de Jacques Duclos.
8. "Paris pour la défense des quarante heures."
A l'initiative de la C.G.T. et de l'Union des syndicats de la région parisienne, des milliers de personnes se retrouvent au Vel' D'Hiv' le 2 septembre 1938, pour la défense des quarante heures et des lois sociales menacées. Julien Racamond pour la C.G.T., Gaston Allemane pour la S.F.I.O. et Jacques Duclos pour le P.C.F. se succèdent à la tribune.
9. "Garches. La grande fête champêtre de l'Humanité."
La Fête de l'Humanité à Garches, le 4 septembre 1938. Ce dernier sujet du Magazine Populaire montre d'abord l'afflux de la foule par métro, autocars et trains spéciaux, avant de s'attarder sur les stands des différentes sections et organisations.
Le reportage insiste sur la convivialité de l'évènement : pique-nique géant, jardin d'enfants animé par des clowns, spectacles et danses folkloriques sur la grande scène.
La suite est plus politique : après une célébration de la République espagnole, les Comités de Défense de l'Humanité défilent, avant de céder la place aux orateurs. Marcel Cachin exalte le journal l'Humanité, Jacques Duclos défend avec force les 40h, tandis qu'André Marty, de retour du front, célèbre l'Espagne républicaine.
La fête s'achève par un spectacle de nuit et un feu d'artifice.
Réalisé selon les codes narratifs et les conceptions des actualités filmées de l'époque commentaire abondant et déterminant, brièveté, équilibre et variété des sujets-, ce Magazine Populaire réussit néanmoins à investir le champ politique et à exprimer des revendications sociales dans chaque sujet. Il témoigne également de la capacité du Parti communiste à s'adresser à différentes couches de la population française (ouvriers, vieux travailleurs, paysans...) comme de sa volonté à articuler les thèmes de la nation, des régions et de l'internationalisme.
Générique : « Réalisé par l'équipe technique de la Société La Marseillaise »
Commentaire dit par : Jean Paul Dreyfus (Le Chanois)
Lieux et monuments : Paris, Préfailles, Clamecy, Vézelay, Garches
Personnalités : Maurice Thorez, Jacques Duclos, Benoît Frachon, Louis Aragon, Georges Sadoul, Jean-Pierre Timbaud, Henri Raynaud, Mars, Léon Bru, Jules Bigot, André Marty, Marcel Cachin, Marcel Gitton, Julien Racamond, Alfred Costes, Romain Rolland, Valdo Franck, Charles Besse
Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives Françaises du Film, Forum des Images.
La guerre d'Espagne est alors sur toutes les lèvres : au son de l'hymne de la République espagnole (Himno del Riego) défilent les familles des Amis de l'Espagne Républicaine, l'Amicale des Volontaires de l'Espagne Républicaine (plans sur plusieurs brigadistes blessés et mutilés). 10:03:00:00 La foule chante l'Internationale et défile le poing levé. 10:03:07:00 Apparaît à la tribune Jean-Pierre Timbaud, secrétaire du syndicat de la Métallurgie, Alfred Costes, délégué CGT chez Renault, un délégué espagnol, Maurice Thorez et Henri Reynaud. Des officiers républicains en tenue défilent au son de la Marseillaise. Cette évocation du 14 juillet 1938 s'achève par des plans d'un bal musette à Paris (10:03:40:00)
des portraits de Cachin et de Thorez.
10:24:05:00 Une brève séquence est consacrée à une première dans la Fête - le jardin d'enfants (clowns et balançoires) - ainsi qu'au pique-nique réunissant de nombreuses familles le poing levé (10:24:15:00). Sur la grande scène, après une exhibition de la F.S.G.T (10:24:32:00), a lieu le spectacle baptisé « La ronde des saisons », 10:24:56:00 au son de la chanson des Bâtisseurs ("Flotte flamboyant, Drapeau rouge au vent, Sur les chemins que nous suivons, C’est nous les lutteurs, nous les travailleurs, Un monde nouveau nous ferons.") L'été est symbolisé par des campeurs et des cyclistes en tandem qui saluent le poing fermé. Dansent ensuite des groupes folkloriques nîmois (les farandoleurs), alsaciens et bretons, avant que ne s'envolent des ballons au son de l'hymne de la République espagnole (10:28:25:00) et le sphérique l'URSS. Après un ballet de drapeaux de la République espagnol (10:28:50:00), les spectateurs assistent au défilé des C.D.H au son de la chanson Les Partisans. Suivent, en son direct, les allocutions de Cachin (10:29:31:00), Duclos (10:30:50:00) et Marty (10:31:37:00) - manque celle de Julien Racamond, secrétaire de la CGT, présent sur scène avec eux. Le directeur de l'Humanité se livre à une apologie lyrique et enflammée du journal fondé par Jaurès, « expression du sentiment français ». Duclos dresse un tableau de la situation française et extérieure ; dans le bref extrait présenté il intervient avec force pour les 40 h. Le dirigeant communiste précise ainsi que 50% des ouvriers ne font pas 40 heures et que le Capital a besoin d'une armée de réserve de chômeurs. Marty, de retour d'Espagne, affirme que la République gagnera la guerre et se livre à son tour à une apologie du « journal de la vérité ». La foule entonne alors l'Internationale (10:32:51:00). alors que le nom de l'Humanité s'inscrit avec des lumières électrique. La fête s'achève par un spectacle de nuit (comprenant du French Cancan) et un feu d'artifice.














