Mon compte    |    Inscription

ciné-archives fonds audiovisuel du pcf mouvement ouvrier et démocratique

Catalogue d'exploitation

Version Impression
AULNAYSIENS ET LA CRISE (LES)
    • Genre
    • Documentaire
    • Année
    • 1975
    • Coloration
    • Noir & Blanc
    • Son
    • Sonore
    • Durée
    • 00:27:00
    • Réalisateur
    • Daniel VERDIER
    • Format original
    • 1 Pouce
  • Le film s’apparente à une sorte de grand micro-trottoir, posant quatre séries de questions aux habitants d’Aulnay-sous-Bois au cours du premier semestre de 1975.
    Aulnay-sous-Bois est alors une ville qui connaît son apogée démographique avec près de 80 000 habitants, terme d’une vive expansion (60 000 en 1968, 47 000 en 1962, 38 000 en 1954). Ville industrielle, Aulnay abrite notamment la très grande (16 ha !) industrie de fonderie Ideal Standard, un des principaux établissements de la métallurgie lourde de région parisienne. À son apogée, dans les années 1960, elle occupe 3 000 salariés dans les sanitaires et le chauffage. Depuis le début des années 1970, le site aulnaysien entre toutefois en crise (fermeture cette année-là d’un département entier, le département baignoires ; licenciement de la moitié des salariés) et c’est toute une section du film qui est consacrée à l’entreprise, quelques mois avant ce coup de tonnerre que sera sa fermeture et la liquidation d’Ideal Europe le 22 septembre 1975. Les erreurs de gestion comme la productivité des salariés sont clairement mis en avant par les salariés interrogés. Ceux-ci, inquiets et mobilisés, sont nombreux dans le film et la parole leur est donnée largement, notamment aux ouvriers issus d’une immigration récente (maghrébine ou subsaharienne), particulièrement nombreux (et même majoritaires) dans cette usine depuis les années 1950.
    Les tensions entre la municipalité (alors dirigée par le député communiste Robert Ballanger) et Ideal Standard sont tues dans le film – le maire, face aux récriminations des riverains gênés par les nuisances nombreuses de l’usine, n’appuie pas la demande d’extension de l’usine en 1972 – qui montre le dialogue des salariés avec un dirigeant communiste.

    Ce contexte pèse lourdement dans la ville mais le contexte national n’en est pas moins majeur. C’est sur celui-ci que sont concentrées les trois autres séquences du film (« La situation actuelle » ; « Quoi faire ? » ; « La polémique PC-PS ? »). Si une diversité d’opinions est clairement exposée (avec une diversité de statuts, d’âges, de sexe…), le rejet du président Giscard d’Estaing récemment élu (mai 1974) l’emporte nettement, même si certains avancent qu’il faut attendre et reprennent l’argumentaire développé par Jean-Pierre Fourcade sur l’enjeu pétrolier. Le patronat est également visé comme responsable des difficultés du temps : menaces du chômage, vie chère…
    Le contre-modèle soviétique proposé à plusieurs reprises par l’interviewer au nom du Parti communiste suscite toutefois peu d’adhésion malgré l’absence d’inflation et de chômage mise en avant, l’absence de liberté étant soulignée.
    Les menaces qui pèsent sur l’union de la gauche, moins de trois ans après la conclusion du Programme commun de gouvernement, suscitent une inquiétude marquée chez les interviewés qui espèrent que ces troubles sont passagers alors qu’ils ne cessent de s’amplifier depuis 1974, que ce soit sur le plan doctrinal (causes de la crise), politique (centralité du programme commun), international (les suites houleuses de la révolution des œillets au Portugal notamment) ou électoraux (les socialistes progressent très vite, quand le Parti communiste s’érode). Il est vrai que la ville est marquée par une présence forte des socialistes et des communistes, la ville ayant été administrée par des socialistes entre 1947 et 1965.
    Le film ici présenté s’interrompt au tout début d’une nouvelle séquence consacrée à l’adhésion au Parti communiste.

    Mots-clé
    Aulnay-sous-Bois ; banlieue ; industrie ; métallurgie ; fonderie ; Ideal Standard ; Programme commun ; union de la gauche ; Giscard d’Estaing.


    Réalisateur : Daniel Verdier
    Opérateur : Pierre Corman
    Production : UNICITE
    Personnalités : Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Georges Marchais, René Andrieu

    Lieux de consultation : Ciné-Archives, BNF
  • tc intc outduréedescriptionmots clés
    00:00:00:0000:03:40:0000:03:40:00Première séquence : « La situation actuelle ». Expression brève de différents Aulnaysiens. 
    00:03:40:0100:05:10:0000:01:29:24Long entretien avec une jeune mère de famille qui n’est pas communiste et qui dit que ça ne va pas si mal, que les gens ne sont jamais contents, que le gouvernement fait ce qu’il peut à certains égards. Celui qui pose les questions met en avant l’exemple de l’Union soviétique où il n’y a ni chômage ni inflation. Elle répond : en Russie, ce n’est pas le même modernisme que nous. Le peuple, en Russie, devrait dire son mot. En France, on peut dire ce qu’on veut. Union des Républiques Socialistes Soviétiques
    00:05:10:0100:07:14:0000:02:03:24De nouvelles expressions brèves d’Aulnaysiens sur le même sujet. L’action du président, des patrons sont jugées. Giscard d'Estaing Valéry
    00:07:14:0100:08:10:0000:00:55:24De jeunes collégiens et/ou lycéens expriment leur mécontentement face au président Giscard d’Estaing et leur souhait de l’installation d’un CET à Aulnay-sous-Bois. Giscard d'Estaing Valéry
    00:08:10:0100:11:07:0000:02:56:24De nouvelles expressions brèves d’Aulnaysiens sur le même sujet. L’action du président, des patrons sont jugées. Giscard d'Estaing Valéry
    00:11:07:0100:11:58:0000:00:50:24Séquence consacrée aux femmes et à leur place dans la vie sociale et politique. Une jeune fille défend l’idée que les femmes ne doivent pas faire de politique. Emancipation féminine - Travail des femmes
    00:11:58:0100:15:25:0000:03:26:24Longue séquence consacrée à Ideal Standard et à ses salariés : la difficulté du travail, les fautes de gestion, les licenciements, l’angoisse par rapport à la suite s’expriment. Un bref échange avec un responsable communiste clôt la séquence. Industrie
    00:15:25:0100:21:22:0000:05:56:24Des Aulnaysiens s’expriment assez brièvement dans la séquence : « Quoi faire ? ». Les principaux responsables politiques du temps sont jugés : François Mitterrand, Georges Marchais, Valéry Giscard d’Estaing. Giscard d'Estaing Valéry - Marchais Georges - Mitterrand François
    00:21:22:0100:25:40:0000:04:17:24Des Aulnaysiens s’expriment assez brièvement dans la séquence : « La polémique P.C.-P.S. ». L’union de la gauche paraît en difficulté mais elle est souhaitée. La séquence se clôt par un échange plus long avec un militant de la CFDT, favorable à l’union mais sceptique quant aux volontés de Français Mitterrand d’être hostile au Parti communiste. Confédération Française Démocratique du Travail - Marchais Georges - Mitterrand François - Programme commun, union de la Gauche
    00:25:40:0100:26:42:0000:01:01:24Début d’une séquence consacrée à l’adhésion au Parti communiste. Une jeune femme s’explique face à deux militants du Parti communiste. Adhésion et remise de carte
  • 1922-1991 URSS - 1972 Programme commun - Adhésion et remise de carte (militantisme) - Aulnay-sous-Bois (93) - Banlieues rouges, « communisme municipal » - Chômage - Confédération Française Démocratique du Travail - Giscard d’Estaing Valéry - Jeunesse Ouvrière Chrétienne - Marchais Georges - Mitterrand François - Parti Socialiste - Thésaurus - Travail des femmes - Émancipation féminine
Contact
Plan du site
Mentions légales
Conditions générales
de vente

Soutenir Ciné-Archives
 

Suivez-nous :
FacebookTwitterInstagramYoutubeLinkedIn

Recevoir la lettre d'information

OK
Se désinscrire
Partenaires :
Archives francaise du filmSeine Saint DenisBnFForum des images
Avec le soutien de :
CNCFondation Gabriel PériMinistère Cultureile de FranceMairie de paris
Powered by diasite