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MIEUX VIVRE A BAGNOLET - LE DEBAT EST OUVERT
Documentaire - 1971 - Noir et Blanc - sonore - 43 min -
Réalisateur(s) : Sebestik Miroslav -
Elément : Film monté - Langue : VF - Pays : France -
Formats disponibles : 16mm, Vidéo
Lieux de consultation : AD 93, BNF

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Commandé par la municipalité de Bagnolet, ce film expose les problèmes de la gestion municipale dans une ville de la région parisienne, notamment en matière d’urbanisme. Suite d’interviews, micro-trottoirs, sur la vie quotidienne à Bagnolet. Des questions sont posées à la fois aux habitants (hommes et femmes, jeunes, retraités, mères de familles, ouvriers, etc.) ,aux élus et membres de la municipalité (maire, adjoint au maire chargé de la culture, de l’éducation, etc.), ainsi qu’aux professionnels (architecte, directeurs du centre culturel, de la MJC, etc.). Les problèmes les plus souvent abordés dans ce documentaire sont ceux liés à l’urbanisme (aménagement de l’espace, relogement, financements des travaux, etc.). De nombreuses images montrent la ville en construction, ses immeubles HLM, l’autoroute à proximité.

Sur le projet d’urbanisme de la ville
00’08’00 / 00’09’00 (Fernand GILET)
00'09’57 / 00’11’02 (André MACE sur les besoins de la population ouvrière)
00’11’02’ / 00’12’02 (Serge LANA, sur la répartition des constructions)
00’28’12 / 00’32’55 (Serge LANA, explications sur la forme de l’habitat)
00’35’33 / 00’35’53 (Serge LANA)

Sur la politique socio-culturelle de la ville
00’13’00 / 00’14’00 (Bernard HEBETTE)
00’16’13 / 00’26’20 (Bernard HEBETTE, Mme HYVERNAUD, Josette DUMEIX, Jean-Pierre GAST, William MOKOBODZKI)
00’40’07 / 00’40’41 (Bernard HEBETTE, Josette DUMEIX)


Séquence d’introduction des propos du film

1er interview (00’00’33/00’02’21) : un vieil homme nostalgique du Bagnolet d’avant.
00’00’33 : zoom sur une carte postale montrant une scène de rue (de Bagnolet ?) au début du siècle. En même temps que le zoom sur un enfant de la photo, on entend en voix-off la question suivante : « Monsieur Bertin, vous êtes venu à Bagnolet à quelle époque ? ». L’homme répond « En 1896 pour la première fois (…), c’était vers le Moulin de la Galette, …. ».
00’00’48 : l’interviewer et Monsieur Bertin apparaissent tous les deux marchant dans la cour d’une école où jouent des enfants. L’interview continue. Le vieil homme parle de sa jeunesse, des guinguettes.
00’00’57 : un plan montrant des ouvriers dans un immeuble en construction et réceptionnant  le matériel hissé par une grue. Le bruit de la soufflerie est à nouveau en fond sonore. Deuxième plan : zoom sur le visage d’un ouvrier. Sur ce zoom, le témoignage de monsieur Bertin remplace le bruit des machines du chantier. Il parle de Bagnolet du début du siècle.
00’01’17 : retour à la cour d’école où est interviewé le vieil homme.
Un parallèle est fait entre ce que raconte ce vieil homme (un bref aperçu de la ville au début du siècle) et le Bagnolet des années 1970, ville en construction (opposition béton/baraques en bois). Le vieil homme : nostalgie du passé.
Lors de cette interview, les propos du vieux monsieur sont illustrés par des images de vieilles cartes postales ou des images d’immeubles, d’autoroutes et d’échangeurs (contraste)
L’interviewer : « Vous trouvez que ça a changé Bagnolet aujourd’hui ? »
Le vieil homme : « Bah, c’est plus reconnaissable du tout … »
L’interviewer : « Que pensez-vous de ces changements ? »
Le vieil homme : « Moi personnellement, j’aime mieux une p’tite baraque en bois que ces trucs là » (la caméra opère alors un travelling sur les immeubles alentours). « Ca, ces machins là, c’est un peu la prison. J’aime bien la liberté »

2ème interview (00’02’22/00’04’48) : une jeune femme parle de son logement.
Elle loue 100 frs/mois un petit pavillon en briques. Les problèmes qui en découlent sont surtout liés à l’étroitesse des lieux (elle, femme au foyer, et son mari, ambulancier, vivent avec leur deux bébés dans un deux pièces, cuisine et chambre/salon). Ne pouvant plus rester dans cet appartement trop petit, pas assez confortable, elle a fait une demande de relogement à la municipalité.
La femme : « Je pense que c’est à la municipalité de résoudre ces problèmes ».
Travelling sur la chambre (lit, télévision, étagères) avec la femme en voix off qui parle des ses crises nerveuses, conséquences de ces problèmes de logement. Le travelling se termine sur le bébé dans son berceau.

3ème interview (00’04’49/00’05’28) : une femme dans la rue donne son avis sur la ville et la vie en HLM.
« Les changements sont considérables. Avant c’était pas beau, c’était vraiment la zone, les p’tites cabanes … Je m’rappelle les chèvres, les chevaux qu’il y avait avec les Romanichels (…), c’était vraiment vétuste, on avait vraiment besoin de ça quand même. (…) J’habite en HLM , oui, comme tout le monde ici … Vivre en HLM, c’est spécial, … vous tombez sur des personnes où ‘faut pas faire de bruits, ‘faut pas ceci, ‘faut pas cela … La vie en communauté, c’est très difficile. »

4ème interview (00’05’28 / 00’05’50 ) : un passant dans la rue parle de ses souvenirs des baraquements, des petites rues.
Il montre de la main le premier centre commercial construit et remarque qu’ensuite toute le quartier s’est développé comme ça.

5ème interview (00’05’51 / 00’06’09) : une vieille femme, dans la rue, compare le nouveau Bagnolet à l’ancien.
« Les gens qui avaient une petite maison et un petit jardin, ça les change, mais moi je me trouve très bien où je suis, rue Girardeau. Par contre j’ai un beau fils qui habite en bas de Bagnolet, rue de la Liberté … il habite un taudis qu’on n’y mettrait pas les chiens ».

6ème interview (00’06’10 / 00’06’12) : une femme fait ses courses au marché :
« Je trouve que c’est pas mal parce que Bagnolet était très vieux »
00’06’12 : intertitre blanc sur fond noir : POURQUOI LA RENOVATION DE BAGNOLET ?
00’06’15 : « Bien. Je crois que c’est essentiellement pour loger les gens… ». Le maire de Bagnolet, Jacqueline CHONAVEL, répond à cette question en présence de son adjoint, Jean Macé, tous deux assis devant une carte de la ville. « … donner une vie plus intense à notre ville, créer des emplois, commercialiser la ville, pour qu’on ait sur place le travail et qu’on puisse satisfaire ses besoins quotidiens, créer des équipements scolaires, sportifs, culturels et sociaux dont la population a besoin et également améliorer les transports. Mais le problème du logement est le problème N°1, pour la simple raison que dans le centre de Bagnolet, il y a des immeubles qui ont plus de deux siècles. Dans les années 1950 on a recensé 40% de logements construits avant 1914. La moitié des familles de Bagnolet à l’époque logeait dans des logements insalubres et surpeuplé. C’est ce qui a décidé le conseil municipal à créer son office HLM en 1947 et en 1956 de décider de rénover une partie de Bagnolet. » Sur ce discours du maire : un travelling commence à partir d’un vieil immeuble vétuste et continue en filmant les immeubles récents dans la même rue. Un autre plan montre de vieilles cabanes en bois.

Le titre et le sous-titre du documentaire apparaissent sur l’image d’un plan de Bagnolet en vue aérienne. En fond sonore, le bruit (soufflerie) d’une machine.

Réalisation : Dynadia
Responsable : Miroslav Sibestik
Co-responsables : J-P. Riffet et F. Dutrait
Image : R. Sanvaire
Son : G. Pereira
Montage : F. Beloux
Personnalités : Jacqueline CHONAVEL, maire de Bagnolet, député de la Seine-Saint-Denis ;  André MACE, maire-adjoint, président de l’OPHLM ; Fernand GILET, directeur des services techniques de l’urbanisme ; Serge LANA, architecte urbaniste  ; Bernard HEBETTE, maire-adjoint, activités culturelle ; Mme HYVERNAUD, directrice du centre social et culturel; Anne Frank ; Josette DUMEIX, responsable du service culturel municipal ; Jean-Pierre GAST, responsable du service municipal de la jeunesse ; William MOKOBODZKI, directeur de la MJC
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