Documentaire militant - 1961 - Noir et Blanc - sonore - 34 min -
Réalisateur(s) : Lods Jean -
Elément : Film monté - Langue : VF - Pays : France -
Formats disponibles : 35mm, Vidéo
Lieux de consultation : BNF
A partir de la préparation (« la bataille de la vignette » ) et du montage de la Fête de l'Humanité de 1961, (les 9 et 10 septembre au Parc des Sports de la Courneuve), évocation, à partir de photos « banc-titrées », des différentes Fêtes de L'Humanité qui ont accompagné l'histoire du P.C.F., depuis la Fête de Garches en 1933. L'accent est porté sur le contexte politique national et international des dernières années. Si de nombreux aspects traditionnels de la Fête sont soulignés (restauration, cité internationale, cité commerciale, présence des mineurs, spectacles de chansons et acrobatie, grande roue, loterie -avec oies-, stands de la presse communiste nationale et régionale, boue...) ce film accorde une large place à la lutte pour la Paix (particulièrement en Algérie), à la solidarité avec les militants anticoloniaux emprisonnés (Henri Martin, Henri Alleg, Alban Lichtié, Maurice Audin, Raymonde Dien, Serge Magnien) ainsi qu'au combat contre le réarmement et le commandement militaire allemands (évocation de Claude Marty - soldat français ayant refusé de servir sous le commandement du général allemand Speidel - et images de manifestants en tenue de déportés protestant contre la présence militaire allemande). La guerre d'Algérie est rappelée par la photo d'un slogan peint sur un mur (« Paix en Algérie et La quille à 18 mois ») et par la dénonciation des luxueuses conditions de détention des généraux putschistes. La République a été sauvée par la mobilisation populaire et le général De Gaulle est un danger pour la démocratie.
L'URSS des Spoutniks et de Youri Gagarine est également mise en exergue, tout comme la collaboration de nombreux artistes et intellectuels (portraits de Louis Aragon, Pablo Picasso, Fernand Léger, Jean Lurçat, Paul Eluard, Frédéric Joliot-Curie).
On relève la richesse et la diversité du plateau artistique (Marcel Hamon, Jacques Brel, Léo Ferré, Cora Vocaire, Fernand Reynaud, Francis Lemarque, Rosalie Dubois, Paul Robeson...)
Les luttes paysannes et la nécessaire unité entre catégories professionnelles et syndicats C.G.T., C.F.D.T, FO sont aussi revendiquées (images de manifestations et d'ouvriers licenciés, banderoles : « Pas de licenciements, nos quarante heures » , « Retour à la semaine de 40 heures payées 48 ». Rencontres de Septembre, épousant les méandres des souvenirs personnels de son auteur, évoque également les
cross de l'Humanité ( Les frères Zamensky, Raphaël Pujazon, Emil Zatopek...).
Ce film est remarquable par l'évocation des combats anticoloniaux et de la guerre d'Algérie
Un plan de la Grande Roue clôt le film, un plan de Georges Marchais à la tribune et un plan d'Etienne Fajon au micro.
Paroles : Raymond Lavigne Voix : Georges Aubert Collaboration : Georges Delaunay, Daniel Harispe, Daniel Monot et Kamb, Sylvie Blanc et Sophie Coussein. Musique :Chanson de l'Humanité, Chants des partisans, L'Internationale... Editions du "Chant du Monde", chanson du film « La terre fleurira » Lieux et monuments : Paris, La Courneuve (Parc des Sports), Mourmelon Personnalités : Marcel Cachin (entre autre salué par une bigoudenne en coiffe), Maurice Thorez, Jacques Duclos, Paul Vaillant-Couturier, Waldech Rochet, Georges Marchais, Etienne Fajon, Henri Martin, Henri Alleg, Alban Lichtié, Maurice Audin, Raymonde Dien, Serge Magnien, Louis Aragon, Pablo Picasso, Fernand Léger, Jean Lurçat, Paul Eluard, Frédéric Joliot-Curie Marcel Hamon, Jacques Brel, Léo Ferré, Cora Vocaire, Fernand Reynaud, Francis Lemarque, Rosalie Dubois, Colette Renard, Paul Robeson, Guerman Titov, Youri Gagarine, Fidel Castro, Nikita Khrouchtchev, Charles De Gaulle, Brigitte Bardot (couverture de magazine), Maurice Challes, André Zeler.